Déboutonnage
Mode de ruine d’un assemblage où la fonction reste solidaire de son support mais où la pièce supérieure assemblée « passe au travers » de la tête de la fixation.
Dacromet®
Type de revêtement (déposé et protégé) composé de lamelles de zinc et aluminium dans une matrice d’oxydes de chrome avec un lubrifiant intégré – comporte du chrome hexavalent Cr(VI) – remplacé progressivement par le Geomet®.
Décapage
Opération mécanique ou chimique afin de rendre exempte de dépôt, lubrifiant, matière non désirée (oxydes, corps gras, sels, incrustation de métaux,..), la surface du produit traité – cette opération est le plus souvent réalisée avant une opération de revêtement.
Décapage chimique
Elimination des oxydes ou autres composants présents
à la surface d’un métal par l’action chimique ou électrochimique d’une solution acide.
Décarburation
Perte de teneur en carbone à la surface d’un acier, souvent à l’occasion d’un traitement thermique, par oxydation superficielle détruisant le carbone de l’alliage et pouvant provoquer la formation d’oxyde de fer (calamine).
Décarburation ferritique
Décarburation correspondant à une perte de carbone suffisante pour provoquer une légère décoloration de la martensite trempée et une diminution notable de la dureté par rapport au métal de base adjacent, et pré- sentant quelques grains de ferrite ou de la ferrite en réseau aux joints de grains à l’examen métallographique.
Décarburation partielle
Décarburation correspondant à une perte de carbone suffisante pour provoquer une légère décoloration de la martensite trempée et une diminution notable de la dureté par rapport au métal de base adjacent, sans toutefois faire apparaitre des grains de ferrite à l’examen métallographique.
Décarburation totale
Décarburation correspondant à une perte de carbone suffisante pour ne laisser apparaitre clairement que des grains de ferrite à l’examen métallographique.
Déclaration de conformité F2.1 des fixations
Document de contrôle établi par le fabricant ou le dis- tributeur conformément à la norme NF EN 16228, déclarant que les fixations livrées sont conformes à la commande et aux normes ou exigences spécifiées, sans inclure de résultat. Ce document est validé par le représentant autorisé du fabricant ou du distributeur.
Déclaration des performances (DoP)
Dans le cadre du RPC (règlement des Produits de Construction), la déclaration de performances établie par le fabricant exprime les performances des produits de construction pour leurs caractéristiques essentielles, conformément aux spécifications techniques harmonisées applicables (référence du produit-type, système, référence datée de la norme harmonisée, usage prévu, liste des caractéristiques essentielles relative au produit, performance d’au moins une des caractéristiques essentielles, etc.).
Décolletage
Procédé d’obtention d’une pièce par usinage automatique par prélèvement de copeaux métalliques en tour- nage, à l’aide d’une série d’outils coupants – Procédé utilisé pour la fabrication de fixations de formes plus ou moins complexes, de petite ou moyenne série, plus rarement de grande série.
Décontamination
Pour les aciers inoxydables, procédé de décapage ou nettoyage à l’acide rétablissant la résistance à la corrosion de la surface en supprimant les contaminants tels que graisses, saletés, particules ferreuses.
Découpage
Réalisation d’une pièce plane à partir d’une tôle (ou feuillard) à l’aide d’un poinçon et d’une matrice – la pièce obtenue peut rester plate (rondelle) ou être pliée (agrafe).
Défaut
Non satisfaction aux exigences de l’utilisation prévue (les exigences spécifiées peuvent être différentes des exigences de l’utilisation prévue).
Défaut de surface
Dans le domaine des fixations, discontinuité apparais- sant sur la fixation dont l’origine peut provenir de défauts du matériau (par exemple paille, repliure de laminage…) ou des procédés de fabrication (par exemple repli, choc sur filet…).
Déformation élastique
Modification réversible des caractéristiques dimensionnelles d’une pièce sous l’effet d’une sollicitation (le matériau reprend ses dimensions initiales lorsque la sollicitation est supprimée).
Déformation plastique
Changement irréversible des caractéristiques dimensionnelles d’une pièce sous l’effet d’une sollicitation.
Déformée
Représentation graphique de la déformation d’un solide.
Défragilisation
TERME A NE PAS UTILISER : voir Dégazage.
Dégagement
Espace autour d’une tête de vis ou d’un écrou nécessaire pour l’insertion de l’outil de serrage (ou d’immobilisation) et sa manœuvre.
Dégazage
Procédé de chauffage de pièces dans un four à atmosphère contrôlée, à une température et pendant une durée prédéfinie, afin de minimiser le risque de fragilisation par l’hydrogène interne. Les termes « élimination de la fragilisation par l’hydrogène » et « défragilisation » sont incorrects du point de vue technique car la fragilisation est irréversible.
Dégazage (durée de)
Période de temps pendant laquelle les fixations revêtues sont maintenues à la température de dégazage spécifiée.
Dégraissage
Opération d’élimination des substances grasses et résidus présents à la surface d’une pièce, généralement issus du processus de fabrication.
Délamination du revêtement
Séparation d’une ou de plusieurs couches de revêtement du matériau de base et/ou du substrat.
Delta-protekt®
Sous-couche de revêtement organo-minérale contenant du zinc lamellaire – appliqué seul, ce revêtement (déposé et protégé), permet d’obtenir une bonne résistance à la corrosion avec une épaisseur de 10µm - ne contient pas de chrome 6.
Demi-produit sidérurgique
Produit plat ou long issu du process d’élaboration du matériau (acier) : les tôles en bobine, feuillards, fils, barres…sont utilisés pour la fabrication des fixations.
Dépôt chimique
Revêtement métallique obtenu par réaction chimique. Il peut s’agir d’un dépôt autocatalytique (par exemple nickel chimique) ou d’un dépôt au trempé par déplacement.
Dépôt électrolytique
Revêtement à base métallique effectué par électrolyse dans un ou des bains à base de sels de métaux – L’épaisseur et la maitrise du cycle de fabrication déterminent le niveau de performance contre la corrosion.
Dérogation après production
Autorisation écrite d’utiliser ou de livrer des produits non conformes aux exigences spécifiées, généralement accordée pour une durée et/ou une quantité définie et limitée.
Dérogation avant production
Autorisation écrite de s’écarter des exigences spécifiées à l’origine pour un produit avant sa réalisation, généralement accordée pour une durée et/ou une quantité définie et limitée
Désignation
Méthode simplifiée et/ou codifiée de description des fixations, généralement spécifiée dans les normes.
Desserrage
Diminution de l’effort de tension dans un assemblage, pouvant être due à une variation thermique, un tassement… Cette notion regroupe l'ensemble des phénomènes qui provoquent une perte de tension dans les fixations vissées précontraintes – un dévissage provoque toujours un desserrage, un desserrage n’est pas forcément dû à un dévissage.
Détente
Opération de revenu consistant en un réchauffement modéré (moins de 200°C) de pièces après trempe pour diminuer les tensions internes dues à cette opération sans effet significatif sur la dureté.
Dévissage
Rotation angulaire relative d’une fixation vissée, qui pro- voque un desserrage, une perte de tension dans l’assemblage et peut provoquer la rupture ou la perte d'un des éléments de l'assemblage.
Diagramme de Pareto
Présentation sous forme graphique des faits par ordre décroissant d’importance afin d’établir les ordres de priorité.
Diffusion thermique
Voir revêtement de zinc par diffusion thermique.
Dispersion
Variabilité ou étendue des différentes valeurs que peut prendre une variable, résultant du matériau, du process, de l’outillage, des instruments de mesure… En mesure physique (métrologie), cette dispersion peut être estimée par un écart-type (qui sert à calculer l’erreur de mesure). De manière plus générale, il est important de savoir si les valeurs sont groupées ou dispersées, et donc si la population est homogène vis-à-vis du critère testé.
Disponibilité
Aptitude d’un produit à être utilisable ou livrable quand l’utilisateur le désire. C’est un ratio établi à partir de la fiabilité et de la maintenabilité d’un système.
Disqualification (non-qualité)
Ecart global constaté entre la qualité visée et la qualité effectivement obtenue.
Domaine élastique
Plage de sollicitation par une force où la déformation (par exemple l’allongement) est réversible et proportionnelle à l’intensité de la force.
Domaine plastique
Plage de sollicitation par une force où la déformation (par exemple l’allongement) devient irréversible.
Dorure
Procédé par traitement électrolytique, chimique, placage, d'un revêtement métallique d'or sur une surface.
Douille
Forme ou élément à l’extrémité d’un outil de vissage à positionner autour de l’entraînement extérieur de la fixation, pour une opération de serrage ou de desserrage.
Duclanisation
Procédé d'étamage chimique par contact ou par déplacement de petites pièces en masse.
Ductilité
Mesure de l’aptitude d’un matériau à subir une déformation plastique avant rupture.
Ductilité du revêtement
Aptitude du système de revêtement à suivre la déformation élastique et/ou plastique de la fixation sans altérer les caractéristiques fonctionnelles du revêtement, par exemple lors du serrage, de la mise à plat de rondelles coniques, d’opérations de mise en forme ultérieures comme le rivetage pour les rivets aveugles ou le sertissage de l’anneau non métallique des écrous autofreinés.
Duplex
Nuances d’acier inoxydable austéno-ferritique. Le pourcentage de ferrite, compris entre 40 et 70% selon les nuances, est adapté en vue de l’optimisation des propriétés mécaniques et de la résistance à la corrosion. Largement utilisés dans les industries chimiques et pétrolières, leur domaine d’application s’étend dans les « énergies vertes », l’industrie agro-alimentaire et les secteurs liés à la santé – Voir Austéno-ferritique et Acier inoxydable Duplex.
Durcissement
Augmentation intentionnelle ou indésirable de la dureté locale, en surface ou à cœur d’un matériau lors du process de fabrication, par effet chimique, physique, mécanique ou thermique.
Durcissement par trempe
Durcissement d’un acier obtenu après traitement thermique comprenant une austénitisation suivie d’un refroidissement suffisamment rapide pour que l’austénite se transforme plus ou moins totalement en martensite ou en bainite.
Durée de vie en fatigue
Nombre total de cycles de mise en contrainte d’intensité et de fréquence fixées qui entraîne la rupture par fatigue de la pièce testée – le nombre de cycles peut être converti en estimation de temps de travail.
Dureté
Résistance à la pénétration sous un effort d’un matériau, en surface ou à cœur – cette résistance est liée aux caractéristiques mécaniques de la pièce et est mesurée par des méthodes normalisées (voir Brinell, Rockwell, Vickers).
Dureté à cœur
Dureté déterminée sur éprouvette, sur une section longitudinale ou transversale, généralement dans une zone limitée par le demi-rayon ou à mi-hauteur de la fixation.
Dureté de la surface
Dureté généralement utilisée pour les contrôles de routine, sur l’extérieur de la fixation.
Dureté du métal de base
Dureté mesurée au plus près de la surface (du cœur de la vis vers le diamètre extérieur) juste à la limite où débute l’augmentation ou la diminution de la dureté, ce qui dénote respectivement une carburation ou une décarburation.
Ebauche
Pièce partiellement réalisée, dont la forme d’ensemble est finalisée mais pour laquelle certaines opérations restent à effectuer (par exemple filetage, usinage complémentaire, etc.).
Ebavurage
Opération de tonnelage des fixations avec un autre matériau ou de meulage consistant à enlever des sur-épaisseurs ou bavures métalliques sur des pièces, par exemple pour les bavures de découpe de rondelles.
Ecart
Différence entre deux grandeurs. Dans une cote tolérancée, les écarts permettent de lier la dimension maxi (écart supérieur) et la dimension mini (écart inférieur), donc la zone de tolérance à la dimension nominale.
Ecart fondamental
Ecart limite qui définit le placement de l’intervalle de tolérance relativement à la dimension normale, exprimé en micromètres (µm).
Ecart limite inférieur (symbole EI ou ei)
Différence entre la limite dimensionnelle inférieure et la dimension nominale, qui peut être négative, nulle ou positive (notées EI pour les entités dimensionnelles intérieures et ei pour les entités dimensionnelles extérieures).
Ecart limite supérieur (symbole ES ou es)
Différence entre la limite dimensionnelle supérieure et la dimension nominale, qui peut être négative, nulle ou positive (notées ES pour les entités dimensionnelles intérieures et es pour les entités dimensionnelles extérieures).
Echantillon
Une ou plusieurs fixations prélevées au hasard dans une population définie, de manière que toutes les fixations aient la même probabilité d’être sélectionnées.
Echantillonnage
Sélection de divers échantillons issus d’un même process.
Echantillons initiaux (EI)
Produits de référence issus d’un processus de réalisa- tion représentatif de la série.
Echantillon issu d’une même fabrication nécessitant un contrôle systématique (dimensionnel, documentaire..) de chacune des pièces par le Service Assurance Qualité du Client.
Echelle
Rapport entre la longueur d’un élément d’un dessin et la longueur réelle de l’élément représenté.
Eclatement
Défaut de surface résultant d’un défaut de la matière, apparaissant à la surface des écrous ou sur le pourtour de l’embase, par exemple lors du forgeage.
Ecrou
Fixation comportant un filetage intérieur (taraudage) et une forme extérieure permettant l’entraînement par un outil et destinée à être vissée sur un élément fileté extérieur (par exemple une vis à métaux).
Ecrou autofreiné
Ecrou comportant un dispositif intégré augmentant le frottement relatif sur le filetage de la vis. Un écrou auto- freiné peut l’être par insert (bague nylon…) ou tout métal (déformation axiale, radiale ou par fentes...).
Ecrou bas
Ecrou dont la hauteur, inférieure à 0,8 fois le diamètre, ne permet pas une résistance à la charge d’épreuve « normale » du fait de sa géométrie, et dont la classe de qualité est précédée d’un zéro.
Ecrouissage
Effet d’augmentation de la résistance élastique d’une pièce par déformation plastique préalable à une température inférieure à celle de recristallisation sans variation de la résistance à la rupture.
Phénomène qui se produit lorsque que l’on déforme un métal à température ambiante, par laminage, étirage, rétreint, refoulage, qui permet d’augmenter la résistance du matériau mais diminue sa ductilité. Cette pro- priété est utilisée pour la fabrication de fixations sans traitement thermique (par exemple vis de qualité 5.6 ou
6.8…).
Effectif de l’échantillon
Nombre de fixations contenues dans l’échantillon.
Effectif du lot
Nombre de fixations contenues dans un lot.
Effet de pointe
Correspond à la tendance d'un revêtement électrolytique à se déposer prioritairement sur les parties saillantes des pièces plutôt que dans les parties creuses et/ou sur les extrémités des pièces longues, ce qui produit une épaisseur moindre au milieu des pièces et dans les parties creuses (comme le taraudage des écrous).
Effort (mécanique)
Force définie en terme mécanique par ses caractéristiques (valeur numérique, amplitude, orientation, durée, fréquence…) – voir aussi Force et Sollicitation.
Effort tranchant
Force provoquant le cisaillement d’une pièce.
Effort / Force de serrage
Force de traction axiale agissant sur la vis pendant le serrage, ou force de compression agissant sur les pièces serrées pendant le serrage, exprimée en newton (N).
Elasticité
Faculté pour une pièce de reprendre ses caractéristiques dimensionnelles initiales après la cessation d’une force qui aura eu pour effet de les modifier (le domaine de déformation élastique est le premier défini lors d’un essai de traction).
Elastomère
Polymère obtenu après réticulation, usuellement appelé caoutchouc ; Il supporte de très grandes déformations avant rupture, cette aptitude étant due à la grande liberté de rotation des maillons de la chaîne les uns par rapport aux autres (une légère réticulation crée des nœuds d’ancrage, conférant au matériau une structure tridimensionnelle déformable selon les efforts subis).
Electroérosion
Procédé d’usinage qui consiste à enlever de la matière conductible en utilisant des arcs électriques.
Electrolyse
Décomposition chimique de substances produite sous l’action d’un courant électrique – opération volontaire destinée à provoquer une déposition : dans un bain constitué par une solution du sel de métal à déposer, sont immergées une anode de ce métal à l’état pur et les pièces à revêtir qui servent de cathode.
Electrolytique
Voir Revêtement electrolytique.
Electrophorétique
Voir Revêtement electrophorétique.
Elégie (à fût…)
Voir Tige très réduite.
Elément carburigène
Elément d’alliage ayant tendance à former un carbure stable comme par exemple le chrome qui se combine avec le carbone pour donner : Cr23C6. Les éléments carburigènes qui peuvent être présents dans l’acier sont le Manganèse(Mn), le Chrome(Cr), le Cobalt(Co), le Tungstène (W), le Vanadium (V), leTitane (Ti), le Niobium (Nb), le Zirconium (Zr)…
Elément de fixation
Voir Fixation.
Elément de référence
Elément réel linéique ou surfacique de la pièce à partir duquel les tolérances géométriques sont spécifiées. Sur un dessin, cet élément s’identifie par un triangle plein ou vide lié à un cadre portant le repère de l’élément considéré.
Elément tolérancé
Elément réel linéique ou surfacique de la pièce sur lequel devront être respectées les tolérances imposées. Sur un dessin, cet élément s’identifie par une flèche liée à une ligne de rappel.
Elimination de la fragilisation par l’hydrogène
TERME A NE PAS UTILISER – voir Dégazage.
Embase
Surface d’appui élargie d’une pièce de fixation (débordante du diamètre de la tête ou de l’écrou) permettant d’améliorer la répartition des efforts et la diminution de la pression exercée sur la pièce assemblée. L’embase peut être cylindrotronconique ou plate.
Embout
Forme ou élément à l’extrémité d’un outil de vissage à insérer dans l’empreinte d’entraînement d’un élément de fixation pour une opération de serrage ou desserrage.
Emboutissage
Procédé de fabrication par formage à froid, par compression et déformation progressive et permanente d’un métal en feuille (tôle) ou en rouleau (bande) au moyen d’une presse équipée d’outillages spéciaux. Par exemple pour la fabrication de rondelles, de clips…
Empreinte de dureté
Déformation permanente réalisée lors d’un test de dureté de surface par l’outil pénétrateur – voir Brinell, Rockwell ou Vickers.
Empreinte d’entraînement
Forme en creux ou en relief dans une tête de vis per- mettant sa mise en rotation lors du vissage, du serrage et du dévissage ou son blocage en rotation à l’aide de l’outil correspondant, le desserrage à l’aide d’un outil d’une pièce de fixation (empreinte à six pans creux, à six lobes internes, cruciforme, inviolable…).
Endurance
Aptitude d’un matériau à résister aux efforts de fatigue.
Enquête publique (EP)
Mise à disposition par l’Afnor d’un projet de norme auprès de tous les acteurs du marché (fabricants, distributeurs, utilisateurs, pouvoirs publics…) pour valida- tion, étape-clé avant la publication d’une norme française homologuée. Tous les acteurs concernés peuvent faire des commentaires.
Entraînement
Partie externe d’une fixation (vis, écrou, goujon…) ou empreinte, permettant sa mise en rotation lors du vissage, du serrage ou du dévissage ou son blocage en rotation, à l’aide de l’outil correspondant. Par exemple entraînement hexagonal, à 6 lobes externes…
Epaisseur de référence
Epaisseur totale mesurée sur une zone de référence spécifiée.
Epaisseur locale
Moyenne d’un nombre spécifié de mesures d’épaisseur effectuées sur une zone de référence d’une même fixation.
Epaisseur locale minimale
Valeur la plus faible des épaisseurs locales mesurées sur la (les) zone (s) de référence d’une même fixation.
Epaisseur moyenne
Epaisseur moyenne calculée d’un revêtement sur un échantillon de fixations, déterminée suite à l’élimination chimique ou mécanique du revêtement (poids déterminé avant et après l’élimination du revêtement puis rapporté à la surface totale de l’échantillon via la densité moyenne estimée du revêtement). Cela ne signifie pas une répartition uniforme du revêtement sur l’ensemble de la surface des fixations, l’épaisseur moyenne n’est donc pas représentative des caractéristiques fonctionnelles attendues.
Epaisseur totale
Epaisseur de l’ensemble du système de revêtement (incluant toutes les couches y compris la lubrification éventuelle). L’épaisseur totale est la valeur la plus pertinente pour l’aptitude au contrôle par calibre / l’aptitude au montage / l’aptitude à l’assemblage.
Eprouvette
Pièce de forme prédéterminée (souvent normalisée), partie de pièce à tester par contrôle destructif (traction, flexion, résilience, torsion…) – Par opposition à une fixation finie, fixation usinée pour l’essai afin d’évaluer ses propriétés.
Ergonomie
Etude relative à un poste de travail conçu pour rendre la relation entre l’homme et la machine plus confortable et fonctionnelle – Par extension, aspect de la conception d’une pièce facilitant sa mise en œuvre et/ou son utilisation.
Essai (ISO 9001)
Moyen de vérification d’une ou plusieurs caractéristiques conformément à un mode opératoire spécifié (norme, spécification technique) par mesurage, quantification, détection de présence ou absence… – Un essai peut être non destructif ou destructif (par exemple essai de traction, couple/tension, brouillard salin…).
Essai d’autoperçage
Essai consistant à visser une fixation autoperceuse dans un matériau plein défini (nature et résistance du matériau, épaisseur), et à vérifier l’effort et/ou les caractéristiques du taraudage ainsi formé. Par exemple pour les vis de second-œuvre pour le bâtiment.
Essai d’autotaraudage
Essai consistant à visser une fixation autotaraudeuse et/ou autoformeuse dans un matériau défini, préalablement percé d’un trou lisse de diamètre et de profondeur spécifiée, et à vérifier l’effort et/ou les caractéristiques du taraudage ainsi formé – Par exemple pour les vis à tôle.
Essai de deuxième revenu
Pour les fixations, essai permettant de vérifier qu’une fixation trempée revenue à bien été revenue à la température minimale requise, au moyen d’une comparai- son de dureté sur une fixation finie puis sur cette même fixation ayant subie un deuxième revenu.
Essai de carburation
Pour les fixations, essai permettant de détecter si la surface des fixations trempées revenues a été carburée lors du traitement thermique, soit par un essai de dureté sur couple longitudinale, soit par un essai de dureté superficielle (HV0,3).
Essai de charge d’épreuve
Essai de traction ou de compression, permettant de vérifier (après application d’une charge définie puis un relâchement) qu’aucune déformation plastique excessive ne s’est produite : pas d’allongement pour une vis à métaux, pas de déformation ou une déformation limitée pour un écrou…
Essai de cisaillement
Essai de traction effectué perpendiculairement à l’axe d’une fixation longitudinale (vis, rivet, goupille…) afin de déterminer sa résistance au cisaillement. Pour les vis, il peut être effectué dans le filetage ou la partie lisse, pour les rivets aveugles, il est réalisé après rivetage.
Essai de cisaillement double
Essai pour lequel la fixation est installée dans un trou de passage de trois parties pleines disposées en chape.
Essai de cisaillement simple
Essai pour lequel la fixation est installée dans un trou de passage de deux parties pleines, la fixation se positionnant légèrement en biais lors de l’essai.
Essai de décarburation
Essai permettant de détecter si la surface des fixations trempées revenues a été décarburée lors du traitement thermique, et dans ce cas déterminer si la profondeur de décarburation est d’une valeur considérée comme acceptable. Il est soit effectué par examen microscopique, soit par comparaison de dureté (HV0,3)
Essai de dureté.
Essai destiné à déterminer la résistance à la pénétra- tion d’un matériau ou d’une pièce, le type d’essai (Vickers, Rockwell, Brinell, Shore…) définissant l’outillage à utiliser et la méthodologie d’essai et de mesure. Il peut être utilisé soit pour vérifier les conditions de surface (dureté minimale et/ou maximale, non-carburation, non-décarburation…) soit pour des vis très courtes afin d’identifier leur résistance.
Essai de mise à plat
Essai statique consistant à comprimer complètement une fixation entre deux plateaux sous charge et temps définis, à relâcher cette charge et à mesurer la hauteur résiduelle ou la différence de hauteur. Par exemple pour les rondelles coniques.
Essai de résilience
Essai destructif effectué sur éprouvette préalablement entaillée, au moyen d’un mouton-pendule lâché d’une hauteur déterminée. Pour les fixations, essai de résis- tance Charpy avec entaille en V (KV), en général à -20°C.
Essai de résistance de l’empreinte
Essai de torsion pure permettant de vérifier que l’empreinte est capable d’entraîner la vis jusqu’à la rupture.
Essai de torsion
Essai permettant de mesurer la résistance à la torsion pure d’une vis, jusqu’à la rupture.
Essai de traction (fixation)
Essai destructif destiné à mesurer les caractéristiques mécaniques d’une fixation (traction sur produit entier) ou du matériau la constituant (traction sur éprouvette).
Essai de traction (mécanique)
Essai destructif par application d’une force dans le sens longitudinal provoquant l’allongement puis la rupture de la pièce testée.
Essai de traction cale biaise
Essai de traction effectué avec interposition d’une cale d’angle défini sous la tête d’une vis à métaux entière finie, permettant de mesurer simultanément la résistance à la traction (Rm) et de vérifier l’intégrité du raccordement sous tête.
Essai de traction sur éprouvette
Essai de traction simple sur une éprouvette usinée dans la fixation, permettant de déterminer simultanément la résistance à la traction, la limite d’élasticité et l’allongement ou la striction du matériau de la fixation.
Essai de traction sur fixation entière
Essai de traction simple pour vis à métaux entière finie, permettant de mesurer simultanément la résistance à la traction, l’allongement sur fixation entière (Af) et la limite d’élasticité à 0,0048d (Rpf).
Essai destructif
Essai réalisé afin de déterminer une ou plusieurs caractéristiques d’une fixation, et qui rend cette fixation inapte/impropre à toute utilisation ultérieure.3
Essai non destructif
Essai réalisé afin de déterminer une ou plusieurs caractéristiques d’une fixation, et qui n’empêche pas l’utilisa- tion ultérieure de la fixation testée.
Estampage
Procédé de formage (à chaud en général) permettant par déformations plastiques successives de réaliser une pièce métallique dans une matrice.
Etain
(symbole chimique Sn) métal blanc, brillant, mou, utilisé en alliage (bronze) ou en revêtement pour ses qualités de résistance à la corrosion et d’aptitude à la soudure.
Etamage
Opération de dépose d’une couche d’étain sur la surface d’une pièce.
Etat stable
Etat de la matière, lorsque l’équilibre thermodynamique a été obtenu par un cycle thermique particulier (type recuit). Dans cet état, il ne peut se produire aucune évolution structurale dans le temps sans traitement.
Etiquetage
Opération de mise en place d’une étiquette informative sur chaque unité de conditionnement de produits de fixation – résultat de cette opération – Informations facultatives ou exigées par une norme ou par la réglementation apposées sur l’unité de conditionnement devant comporter à minima la désignation des fixations, l’identification du fabricant et/ou du distributeur, ainsi que le numéro de lot de fabrication et le symbole de marquage de la classe de qualité pour les fixations conformes à une classe de qualité. L’étiquetage des pro- duits de fixations est régit par des textes réglementaires (arrêté du 20 Janvier 1995), des normes (par exemple ISO 898-1 et 898-2, ISO 3506-1 et 3506-2), et éventuelle- ment des spécifications clients complémentaires.
Etirage
Procédé d’obtention de pièce métallique (fil, barreau, tige) par formage au travers d’une filière.
Exigence fondamentale
Dans le cadre de la RPC, les ouvrages de construction doivent satisfaire aux 7 exigences fondamentales sui- vantes : résistance mécanique et stabilité, sécurité en cas d’incendie, hygiène-santé-environnement, sécurité d’utilisation et accessibilité, protection contre le bruit, économie d’énergie et isolation thermique, utilisation durable des ressources naturelles.
Exigence spécifiée
Exigence formulée dans un document et indiquant les critères à respecter afin de prétendre à la conformité.
Extrusion
En DAO, fonction volumique qui permet la création d’un volume de section constante à partir d’un contour plan fermé (esquisse). Elle permet aussi d’obtenir un volume dont la section varie progressivement tout en conservant sa forme (dépouille).
Extrusion par filage arrière
Procédé de fabrication qui consiste à pousser un outil pénétrant dans un matériau afin d’obtenir un corps creux : le matériau reflue en arrière de l’outil.
Extrusion par filage avant
Procédé de fabrication qui consiste à pousser un maté- riau à travers une filière de section plus faible pour obtenir un produit de section constante et précise (similaire à la fabrication de pâtes alimentaires).